Féminisme réformateur :

Plusieurs tendances du féminisme, aux sensibilités opposées, ont pu être identifiées par les historien(ne)s. Les représentantes du féminisme réformateur, qui appartiennent aux grandes associations, majoritaires, militent pour l’amélioration progressive de la condition des femmes par des réformes juridiques, dans le strict respect de la légalité républicaine. On l’oppose souvent à un féminisme plus radical et révolutionnaire.

Natalisme :

Le natalisme se présente comme une doctrine démographique et éventuellement comme un ensemble de mesures prises par un État pour favoriser l'accroissement de la population en stimulant la natalité.

Neutralité :

La neutralité est un des éléments constitutifs du mouvement féministe réformateur. Être neutre pour une association féministe implique de ne se prononcer en faveur d’aucune formation politique, de ne se revendiquer d’aucune confession particulière. Pour Cécile Brunschvicg, la neutralité a une valeur éducative, l’apprentissage de la tolérance devant permettre aux femmes de travailler ensemble au-delà des clivages classiques ayant cours dans la vie publique.

Radicalisme :

Le radicalisme est un des courants politiques français les plus influents sous la Troisième République. Porté par le parti radical, créé en 1901, il est caractérisé par un fort attachement à la République, à la laïcité, la recherche d’une voie moyenne entre capitalisme et socialisme, un rejet de la lutte des classes.