Yvette Roudy candidate aux élections municipales à Lisieux

Yvette Roudy candidate aux élections municipales à Lisieux, anonyme, 1989, affiche, Angers, CAF, © CAF. 

«Yvette Roudy, maire de Lisieux, un titre qui faisait régulièrement rire mes collègues au parlement », se souvient Yvette Roudy , à cause du contraste entre son engagement laïque, voire anticlérical et la réputation catholique de la ville de sainte Thérèse. En 1989, elle gagne pourtant cette ville dont elle restera maire jusqu'en 2001.

Cette expérience mérite-t-elle le qualificatif de « socialisme municipal » ? De « féminisme municipal » ? Une comparaison, par exemple, avec l'action de sa collègue et parfois rivale au PS Françoise Gaspard (1977-1983) à Dreux aurait-elle un sens malgré la décennie qui les sépare ? Rares sont les femmes maires de villes « moyennes » dans les années 1990. Y a-t-il un volontarisme particulier pour nommer à Lisieux « plus de femmes » qu'ailleurs dans l'administration d'Etat ? Rien ne le prouve…. Mais un jeune attaché territorial ayant travaillé dans la commune prétend qu'une expérience y est tentée… Jouant positivement de son mandat de députée et de ses appuis nationaux, Yvette Roudy obtient une rocade de contournement de la ville et se montre très fière de la construction de la piscine. Sa gestion n'est pas vraiment contestée mais la désunion à la fin de son mandat conduit au conflit.

La victoire de Bertrand Delanoë à Paris donne une nouvelle motivation à Yvette Roudy qui tente de faire des « propositions » à la nouvelle équipe parisienne … en matière de droits des femmes. Son ancienne exposition de 1982 sera ainsi reprise (voir notice 9).

Construire

Construire est une des joies les plus fortes d'un.e maire. Yvette Roudy pose la première pierre du bâtiment de l'Etoile sportive livarotoise, le 28 juin 1991.

Inauguré en 1992, le Nautile est une des constructions réalisées sous le son premier mandat de maire. «  Je voulais une piscine pour les familles, pour qu'elles viennent s'amuser dans l'eau. Un lieu ludique et pas seulement des bassins où l'on fait des longueurs » indique Yvette Roudy.

« J'aimais cet endroit. Quand je n'avais pas trop le moral, je  venais là pour regarder les familles jouer dans l'eau ».

En 2000, juste avant la fin de son mandat, elle pose la première pierre de la médiathèque, fortement subventionnée par l'Europe.