Féminisme d’Etat :

Mise en place d’une politique publique visant à lutter contre les inégalités hommes/femmes. Elle concerne surtout, dans les années 1980, l’orientation, la lutte contre les stéréotypes sexués, la féminisation des professions et des noms de métier… Martine Lévy définit pour sa part le féminisme d’Etat comme « une idéologie visant l’imposition de normes d’égalité entre hommes et femmes par une action institutionnelle » (Le féminisme d’Etat en France 1965-1985 : vingt ans de prise en charge institutionnelle de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, thèse d’Etat, 1988, p. 220).

Mandat :

L’accession des femmes aux postes d’élue sous la Ve République n’est pas un long fleuve tranquille. Le scrutin uninominal est une épreuve redoutable, dès la sélection par le parti. Le scrutin de liste, en vigueur pour les Européennes, est moins discriminant, comme le montre le parcours d’Yvette Roudy.

Parité :

La lutte pour améliorer la place des femmes dans la vie politique est centrale pour Yvette Roudy. Après avoir défendu les quotas au sein du PS, elle rejoint le combat pour la parité dans les années 1990 et soutient en 2007 la candidature d’une femme, Ségolène Royal, à l’élection présidentielle, par « féminisme »…

Photographie :

Communicante et bonne oratrice, Yvette Roudy a conservé d’innombrables photographies de son activité politique. Elle a accepté d’en déposer 500 au CAF après un long travail de tri et de commentaire mené avec Isabelle de Villars, co-auteure de cette exposition.

Socialisme :

Adhérente, militante et vite responsable politique, Yvette Roudy rejoint d’abord la FGDS puis joue pleinement son rôle dans la construction du nouveau parti socialiste, dans une étroite fidélité politique et personnelle aux côtés de François Mitterrand.